DeejeePap/75. A partir des échos tendres du temps, Episode 14:Les « carnets » d’une ville préservant l’humanité. 1 sur 3 Début

Il aime ça, maintenant, habiter Belleville, et le voici revenu dans son pays des pauvres, sa terre de tous les mélanges, des Rigoles et des Mésanges et des Cascades, bitrots-restos d’à côté chacun son caractère, mais -pourquoi ne pas le répéter – illui plait de revenir à une terre ( pierre de taille 1900 et béton de 1950), comme ce jeune homme de Mandailles, un cul-de-sac de vallée en Cantal.

Fils de maréchal-ferrant, son chemin d’exil au-delà des montagnes l’avait enrichi à la ville, celui-là, on ne sait comment. Mais honnêtement, à voir la photo de lui à Septante Qinze, col dur et veston, sous-verre à l’entrée du petit musée. Devenu vieux, il avait retrouvé une vieille terre au bord de la rivière, et fait construite ici la plus belle maison du village, en 1904. Elle est devenue mairie.

Cet été là, on allait au restaurant installé au rez-de chaussée, avec E, les filles, et les amis de passage ( Marianne, Catherine, Mylène, Antoine), plats frais et vins légers, heures banales de cette solide terrasse ombrée de chènes, et même traversée des pêcheurs de truites, en contrebas. Au premier : le « musée Deydier », la maison tenue propre et nette comme lors de sa mort. Le second étage…

Ici, car tel est le protocole ( ça en agace certraines, désolé), Mademoiselle A. lève le pouce, la main, les yeux, le tout au ciel, et regarde avec regret son vieux – mais pas nocif- DeeJee-PAP75 en train de manquer à la promesse, qui fut : raconter seulement le présent du devenir, dans ces lignes, sinon : le risque de la nostalgie (douce) des regrets ( pointus) et – pire crainte de toutes ! – probablement l’inventaire des fictions au lieu de souvenirs ( même si c’est la rêgle du genre « souvenirs » que d’inventer le passé).

Mademoiselle A. ? Plusieurs, dans les bavardages de déjeuner( entrée/plat du jour, ici encore on trouve de petits bistrots pas chers), dans les messages ou les appels, ont demandé : « Mademoiselle A. »? Qui est-ce? Elle existe ?

On les imagine, se servant à boire, rêvant un peu sur l’apparition, bien qu’elle ne fût pas comme une apparition, dans ces pages-images d’ici, plus de ving cinq déjà, plus tard, guettant avec plaisir ou reproche l’exposition de Mademoiselle A., pudique toujours gràce aux lettres inscrites sur son corps, Mademoiselle A. modèle polymorphe qui aurait tenu complètement ses promesses du premier jour, on s’en souvient… .

Mais non, les pages Deejeepap75 sont déjà déjà trop ( pour certaines ) abîmées de nues-habillées-cachées par les mots ( les mots toujours cachent les nus, comme ils deshabillent les rois, et c’est d’abord sur le corps nu que le temps inscrit ses maux).

Jadis, on pouvait gloser sur les formes et places de la ponctuation. Même, ce fut un métier- qui semble ridicule devant les urgences du jour et les menaces de la nuit..

Donc, la glose ( qui est l’invention des fonds pour une forme ) =

1- Le temps se nourrit de mots comme : l’amour ( l’amour fait passer le temps?).

2- Le temps se nourrit de mots, comme l’amour (temps et amour se paient de belles paroles). Maigre différence, au fond ? Mais nous le savons, et Mademoiselle A. elle-même y croit : décrire la minceur des différences n’empêche pas l’exploration de leur évidence.

Mademoiselle A. dit que – outre ses ricanements affectueux pour ce genre de formule très toc/flop sur les différences, elle dit qu’elle déteste incarner l’ordre, narratif ou grammatical. Mais encore davantage elle a horreur d’écouter un prof de Français qui fait cours, et pas court, à une classe de Seconde au lycée Pierre Bourdan de Guéret, internat de choix, ceci étant. Car Boucheron, passe encore ou au moins Chapoutot. Mais DeeJeePAP !

Et avec des illustrations pour « expliquer les mots » comme dans les revues de jadis.

Aussi coupe-t-elle la parole de Deejee-Pap75 tenté de nouveau (inguérissable intarissable) par un souvenir : lui-même, expliquant « La terre est bleue comme une orange » (encore Eluard) à Jean-Pierre et Aziz, sur une terrasse de café, Paris-Centre.

Mademoiselle A. : Cependant, n’était-ce pas plutôt (- et certainement mieux ! ) Belleville – encore ?

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didier jouault pour : DeejeePap/75,A partir des échos tendres du temps, Episode 14 :Les « carnets » d’une ville préservant l’humanité. 1 sur 3 Début.

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