NOTES 1- Depuis tous ces « posts », les transférer, les diffuser, s’abonner, « suivre » : autant de clins d’oeil utiles à L’essai DeeJeePAP 75. Faites-le ?! 2-Comme toujours, lire en cliquant « sur le blog »permet de restituer les efforts de mise en page.
TEMPS de LECTURE : CINQ ou SIX MINUTES, mais on a fini – on le dit !
Encore un temps de ces « Carnets » que l’amie véritable, Cécile, estime moins intéressants que les précédents projets, ou certains d’entre eux.
Elle a raison, s’il s’agit des ambitions d’écriture et leurs ressacs, ou des fouilles dans l’imaginaire et ses failles.
Cependant, on a (DeeJeePAP a ) SEPTANTE QUINZE ET même DAVANTAGE.
La modestie du projet tient à la modestie du futur.
C’est comme ça, voila tout. Le temps presse et voila tout : simplifions ce qui reste à dire. S’il en reste ? Il reste au moins à vivre, et à dire, le bonheur du reste.
Ici, à Belleville, on a su tout de suite que l’immigré arrivait privé de l’Histoire et démuni de biens, qu’il venait sans choix et sans le sou, éloigné surtout de son essentiel : la dignité d’être humain. Les premiers furent des paysans de Mayenne ou des filles du Finistère métamorphosés en ouvriers de fabrique, ou petites bonnes à tout faire, 1850.
Un frère parfois même pas reconnu comme tel par ses frères. Mais souvent admis comme le nouveau membre de la famille. Cela Cécile le sait, comme beaucoup parmi les amis, et elle saura excuser l’errance sur le vague terrain des « Carnets « .
Dans les coins des rues, au bas des escaliers, derrière les pancartes et sous les tags, se lisent les révoltes et les vieux mots de Vallès, qui se bat contre les pétulances de Gambetta et les mollesses de Jules Ferry.
Mais les cris sont gommés par les jours d’après. L’Histoire est le récit des vainqueurs, on sait.
Tant pis- même si on racontera peut-être plus tard ici les ruelles mal éclairés d’un parcours de DeeJee PAP 37 sur les terres du « Parti », jadis, les « engagements de jeunesse » :
le Sénateur-Gédéon
Tyne-l’Africaine, 1977-1981,
DeeJeePAP 37-41, plus tard, ici ou ailleurs, sur un clavier, on racontera, on essaiera, si la main ne tremble pas de son age, de café ou d’usure, on racontera les temps d’y croire, la beauté de TYNE quand Mademoiselle A. n’était pas néee,
1977-1981….
( « Quoi?! Dit Mademoiselle A, qui ne compte ni ne conte bien, quoi, « vous existiez déjà? » « Oui, 1977-1981, le temps d’y croire, et depuis aussi, les épisodes sont prêts, images et textes enregistrés, lièvres sur le départ, redoutant pourtant le fusil du chasseur qui rate rarement son coup : le Temps)…
MademoiselleA., comme son emploi l’exige, affirme : « Que dalle !( parfois, elle se prend pour une vedette de cinéma). On ne racontera rien, ou alors il faudrait un autre projet? Après les QUATRE-VINGT ??
On aurait le temps? Quelle arrogance ! »
On peut toutefois et toujours raconter le devenir du présent, qui est le présent essayant de ne pas détruire le devenir des solidarités. Ainsi, malgré temps, années, déceptions, DejeePap 75 (et encore bien davantage l’épouse ) ont posé à nouveau sur leurs épaules un costume de travailleur d’avenir.
A cet age, c’est moins facile. On se dirait en train de réparer au lieu de préparer.

Mais -si on ne peut rien penser ( encore moins écrire) d’un horizon « national », une évidence est claire pour quiconque traverse les rues, les matins, les ombres, les tristesses pauvres d’ici-Belleville : il faut – même sans plaisir- faire la CAMPAGNE MUNICIPALE dans les immeubles et sur les marchés de Paris. Pour que cette ville, ce Belleville, conserve (développe?) les usages d’accueil sans amertume, d’accueil sans luxe ( on est pauvres, en budgets au moins, sinon en attentes rêveuses), d’accueil avec la certitude que la campagne municipale exige de DeeJeePap/75 qu’il aille – lui aussi – avec d’autres, parler dans les réunions, monter les marches, dire que demain doit ressembler à hier.

En mieux. En écoutant plus fort la voix de Vallès qui sourd depuis le dos des affiches, Vallès dont l’ombre jaillit dans le geste effleuré de chaque graffiti.
Accepter humblement les pages des devenirs lents, mais certains, voila un dernier travail pour DeeJeePap-75. Joli et rieur travail. Encore malgré tout, malgré tout, encore « y » croire.
Car est venu le temps, à cet age sage, le jour de négliger les vignettes un peu caustiques des débuts ( les pages Séquences Publiques d’Oubli, 2015-19, ); le récit amoureux mais aussi amer d’une ville, Ferrara, et de ses personnages ( la maison de Giorgio Bassani 2020-22) ou -malgré la rage d’oublier – les évocations de violences enfantines( Le Parrain terminé en 2025 ).


Lourdeurs de clavier comme il y a des musiques épaisses. Plus de 450 « posts » , toutes ces journées de travail, pour DeeJeePap-75, des pans de nuit plutôt, car on n’est jamais aussi bien avec l’imaginaire que pendant la veille, et le silence des autres.
DeeJeePAP-75, (est-il un peu agacé?) répond à Mademoiselle A. : » A cet age, on peut se permettre un peu d’actualité, non, Mademoiselle A.? Et même une vague marée basse de la mémoire?? » 
Descendre l’escalier montant de la mémoire, marches toujours très cirées de près, afin de marcher sur les trottoirs un peu sales de Belleville.
Ecarter le plaisir solitaire du texte pour avancer le travail solidaire…
Mieux, non ? Fermer le clapet du clavier, sauter hors le clapier du souvenir?

Mademoiselle A. : » Donc, c’est ainsi, on vous attend, DeeJePap. Pour une réunion sur La ville ensemble demain. Pour une distribution de tracts au métro Pyrénées. Pour un « porte à porte « rue des Rigoles. Pour une « déambulation terrasses » belvédère de Belleville.
C’est tout pareil, c’est l’urgence du mouvement pour contredire l’appel de l’immobilité sociale. Il faut préparer pour ne pas s’obliger ensuite à réparer. Déjà dit. Langage trop simple ? Dommage, tout de même, à Septante-Quinze et davantage de s’y remettre par crainte que la solidaire Belleville soit dissoute dans « le vitriol des riches » !
Parce ce que ceux-là des rues d’ici, Belleville la Travailleuse et la Mélangée, sont toujours trop invisibles pour que s’entendent leurs paroles de vent.
Et leur espoir, cependant, même vaincu par les dévers de l’Histoire, leur espérance dans la solidarité des hommes est aujourd’hui encore la lumière de tous les présents. Leur espoir fait le nôtre.
-« Et toc, antique un peu tic-toc », dirait Mademoiselle A. si elle n’était déjà dans l’escalier, l’esprit ailleurs. Mais Mademoiselle A. est toujours un peu ailleurs. C’est pour ça qu’elle est là, d’ailleurs.
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Didier Jouault pour : DeejeePap/75.A partir des échos tendres du temps, Episode 16 : Les « carnets » d’une ville préservant l’humanité. 3 sur 3/fin

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