Deejee-PAP-75 à partir des échos tendres. Le Temps qui presse, fin / Episode 7 : On n’avait pas dit « Léger/léger? »

AVERTISSEMENT ( de nouveau) : pour restituer le travail de mise en page, il vaut mieux lire en cliquant ( en haut) « lire sur le blog« .

« Faut que ça aille. Et vite. Si on peut. On n’a plus cinquante ans ! A Soixante-Quinze ans, les pages, ça se tourne par deux. Par blocs« .

Elle s’amuse, Mademoiselle A., donnant ce conseil. On se croirait dans un Dumas, un Pardaillan, le tournis de la page – joli petit page doré, avec ou sans pyjama.

Deejee : Aujourd’hui, on ne parle plus du  » YDIT-BLOG » ( fini! ) mais je lis dans le métro un roman romanesque, pas la peine de dire quoi, un polar prêté par GIL, le viel ami, ça trainait

sur son bureau lors du week-end dans leur maison de Bourgogne. Diversion. Mais, dans le TGV retour de Bourgogne, Patrick Boucheron, j’ai lu. On a le temps, parfois, en Bourgogne.

La « catastrophe » – pour l’historien, ce n’est jamais une courte et violente surprise. C’est une longue mise en place, une série d’avertissements non entendus, ou rejetés par déni. Le « déni » honn i par les psy et filtre indispensable à la désespérance quotidienne, pour certains.Tous ces « dépassements » qui se succèdent et s’accumulent. Le Temps déborde, comme la haine. On y est.-

Mademoiselle A. proteste un peu : « On n’avait pas dit LEGER/LEGER ? » Et aussi : rien que le futur du présent?

Deejee réplique par une lecture. Mademoiselle A., ça l’amuse peu, mais on voit qu’elle écoute :

Et aussi :

Au détour- et je ne quitte plus ce quartier sauf pour y revenir dans l’espoir de nouvelles affiches, de nouvelles plaques de commémoration, comme la mémoire de « Chez Fernand » , 17-19 rue de la Fontaine au Roi, ou cette fresque citée dans l’un des livres que je commence à lire. Jean Braire, « Sur les traces des Communards« , y discute l’endroit de la célèbre (et imprécise) « dernière barricade »: « Celle-ci, située à l’angle des rues Ramponneau et de Tourtille, est considérée comme le dernier bastion de la Commune ».

Rue Ramponneau, à ce jour en partie mangée par le Parc de Belleville, mon arrière grand’mère y vécut. Arrivée du Bordelais. Elle s’en est enfuie ? Avant les barricades ? Ou au bras galant d’un fantassin du 11 ème d’infanterie, ajustant le corps à corps de la répression aux cheveux blonds compatissants de l’aïeule : on a un peu moins violé à la fin de La Commune que pendant le « Libération-Occupation » de Berlin par les troupes soviétiques, mais on a ouvertement fusillé. Sommairement.

Son mari, à l’arrière grand-mère, d’où je viens, n’a survécu, lui, que peu de jours à ses blessures, reçues dans l’uniforme de la Garde Nationale, branche « légale » des forces révoltées dans la Ville/Commune. Mais quel bord de « La commune » (que traversaient d’immenses discordes d’idées )? On n’a jamais des anciens aussi propres qu’on voudrait. Pour ça qu’on reste à sa place.

Son acte de décès, au garde national, indique l’hopital du Faubourg saint Antoine, fin mai 1871. Drôle d’endroit pour un décès ( voir « YDIT BLOG », la mort de Marcel Malbée). N’importe : comme ça, Deejee peut s’imaginer un ancêtre véritable, probablement bléssé à mort par les Versaillais, en 71.

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Didier JOUAULT : Deejee-PAP-75 à partir des échos tendres. Le Temps qui presse, fin / Episode 7 : On n’avait pas dit « Léger/léger? »

3 réponses à « Deejee-PAP-75 à partir des échos tendres. Le Temps qui presse, fin / Episode 7 : On n’avait pas dit « Léger/léger? » »

  1. Avatar de michelperrard
    michelperrard

    Où étais-tu en Bourgogne ?
    Et sans être indiscret qui est mademoiselle A ?
    Une héroïne de Pierre Benoît ?

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    1. Avatar de deejeepap

      Bonjour Cher Michel, Bourgogne, à Bissy, petit village en Saone et Loire, BISSY sur Fley , où se trouve l’ex  » manoir » ( XVI eme, pas trop ma ) d’un érudit, mathematicien, pôete , attaché à « La Pleiade » , Ponthus de Tyard

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    2. Avatar de deejeepap

      Bourgogne : Bissy sur Fley, petit village de bSaone et Loire,, surtout connu ( d’ailleurs très peu) pour son « manoir » XVI – assez bien entretenu quoique non habité- qui fut la residenxe de Pontus de yard, mathématicien, astronome, mais aussi poète rattaché à cette fausse  » école » de La Pléiade

      Quant à Mademoiselle A.- erra

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