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Nu, DeeJeePAP75, nu derrière la fenêtre, il fait si chaud, – mais loin en arrière, dans la pièce un peu sombre, et désormais nulle personne en face.
La voisine, peut-être par l’invisible alléchée ( voir post « Intermède », le 4 juin 26) ), peut-être devinant la nudité sans apercevoir le DeeJeePap nu (image décevante par ailleurs) la dame d’en face a plié bagages : exil vers Leucate ou Mikonos? Ultime départ vers le tout proche père Lachaise? 
Depuis dix-huit mois, DeeJeePAP habite près du parc de Belleville -Belleville la Rouge-.

La colline domine Paris et l’on traverse la rue PIAT ( l’un des rares héros positifs de « l’Insurgé »( voir ci-avant VALLES/NIXON, sept épisodes et « intermèdes », du 26 mars au 28 mai 2026). 
Souvent, le soir, il vient fondre sa tête grise, au « Belvédère », ajouter à celles multicolores de gens plutôt jeunes venus admirer les couchers de soleil, boire des bières, fumer des joints. Quand la canicule ne les en chasse pas, sur les pelouses pentues des « Buttes Chaumont », elles prennent le risque du soleil sur la peau et ils allongent le bras juqu’à la canette.

DeeJeePAP75 a essayé le dialogue : la plupart ignore 1871, et cependant, ici, La Commune est partout présente, – La Commune : contrainte à se dérouler « en vase clos » par la présence des fortifications, la fuite des bourgeois, l’hostilité de l’extérieur. Véritable paillasse où les laborantins- quelquefois extrèmement désunis quant aux principes- ont eu le courage de cependant « mettre en oeuvre et en pratique », sur place (dans leur utopie vivante coupée du voisinage), les plus belles et les plus hardies de leurs idées, et que belles et hardies elles ont été- dans leurs foisonnements inachevés.

Puis, nu devant la fenêtre -loin des yeux- debout comme statufié lui aussi par la violence caniculaire de l’été affolé,


DeeJeePaP75 mesure comment- horriblement!- l’incroyable brièveté de ces semaines de 1871 et les morts des barricades, les corps alourdis dans les fosses communes par les milliers d’assasinés largement plus nombreuses et nombreux – mesure que cette fulgurance désordonnée d’action de « La Commune », figée par les éclairs calculés des meurtres Versaillais, La Commune a pu contruire ce qui n’est pas une Histoire ( en dépit de oeuvres savantes publiées), mais un mythe, un imaginaire, un rite, un éveil, un projet et un souvenir, puis un cauchemar, quand le rêve s’interrompt.
Les jeunes gens dici, Belvedère de belleville, lorsqu’ils connaissent le nom « Commune » ignorent presque tout des évènements ( seraient-ils rue Dumay, rue Piat, rue Flourens, rue Dumay, à l’angle des rues Tourtille et Ramponneau, dernière barricade, ailleurs sous une plaque mémorielle de Ranvier, Catelinat., des « derniers combats » ?..).
Quelques-uns connaissent-ils au moins Pérec à défaut de Vallès?
Revenu habiter Belleville ( le quartier Jourdain), DeeJeePAP 75 avait vu et lu ce panneau de petite taille, usé un peu, émail réglementaire dont la fonction n’est pas d’attirer l’oeil du passant, bière en main, car c’est une piètre information, quasiment administrative, accrochée sur la partie supérieure d’un grillage vert-rouille : visible, à condition d’avoir le goût du regard !

Pour le déménagement, furieuse séquence d’élagage des bibilothèques, plusieurs volumes ont cependant pu traverser l’espace, et s’arranger de proximités diverses, à quelques longues enjambées de la rue VILIN.

Longtemps, DeeJeePap75 a lu Perec – y compris tard dans la nuit- avec la passion aveugle des amoureux éblouis.
« La vie, mode d’emploi ». Déjà ( enfin!) une réponse ?
A SEPTANTE-QUINZE et beaucoup davantage, encore d’actualité?
Stupeur émerveillée par la carcasse du livre, sa « construction » génialement diabolique. Admiration d’amateur, fascination de professionnel (DeeJeePap enseignait alors la littérature), éblouissement devant l’acrobatie réussie.
Puis, peu à peu, les années venant, loin du grenier lambrissé, n’enseignant plus la littérature, surgissait une sorte de déception molle à combustion lente, à trop où s’accroche « l’artiste », noyé dans sa fanfare, on se lasse des basses, on s’ennuie des aigus, on perd des yeux les figures des nombrils.
Comme si – retrouvant un soir un corps aimé, on apercevait la radiographie superposant sa lueur de grisaille irradiée sur l’ombre d’un sexe doré.

Alors, maintenant, tous ces ans plus tard, ici, à Belleville, sous les noms et plaques de « La Commune », s’agissant de Pérec, une force interne façonne une sorte de recul, un murmure de « Encore et à quoi bon? » voix basse surgie à l’instant de visiter l’exposition « ARCHIVES DEPARTEMENTALES ». Et alors?
La pulsion d’une fuite devant la rude mais sêche folie du cadre, ce bi- carré latin d’ordre 12 régissant (au moins en apparence) la construction progressive du livre devenu « LIEUX » ,sous forme d’inédits de notes, de pages blanches), la rédaction d’un « objet » pendant les douze années prévues. DOUZE ? DOUZE ! Les amateurs, qu’ils diposent d’un cabinet ou pas, savent que le projet n’a pas vu le jour.
Assumer cette évidence : la disparition?





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SAISON IV / Didier Jouault pour : DeeJeePaP 75 : dans le échos de la tendresse, les questions de la paresse ? Nu derrière la fenêtre, DeeJeePap pose sa pause / fragment N ° 1 . A suivre, jusqu’au 22 août ».

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