DeeJeePap-75 : Episode 45,vers l’effacement des échos tendres du temps. Fin moins 7: Les après-midis d’I Phone, Je promène mon age.

Toutes fenêtres ouvertes, canicule revenue, on perçoit l’harmonieuse cacophonie matinale des gros camions verts vidant d’un coup l’immense poubelle à bouteilles (canicule), signal sonore urbain type, et le grumeleux passage de la voiture balai à jet d’eau ( canicule?) polissant les bitumes, et l’assez ridicule gloussement d’un pigeon matinal et amoureux (canicule !) et les tout premiers craquements des tasses à café sur les tables de « Les Rigoles », l’interminable ( de 6h/ à 2H) café en face.

Si tôt? Eveillé? DeeeePap grommelle dans son désert mental : où est passée Mademoiselle A. prétendûment chargée d’organiser le réel autour de lui? (**)

Mais, on l’a compris, cette « SAISON », non pas court à sa fin, mais va finir court. Mademoiselle A, fidèle et rigoureuse, exprime son droit de prendre ses distances avec la fin. Sous le regard des rigolards ?

D’une certaine façon, n’est-ce pas ce que fait aussi DeeJeepap?

Et, Elle, au fond en accord avec son engagement, s’est offert un week-end à Hydra – c’est d’époque. Revenue au bar, elle dé-barbotte puis textote : « DeeJeePap », plutôt que vos histoires longues comme la barbe de Vallès, trop chargées d’Histoire ; plutôt que vos mémoires trop molles, comme le projet de Pérec, construites de pages d’auteur, si vous nous racontiez tout juste « Les Après-Midis d’I Phone »?.

Elle ajoute, avec cette malice que les anciennes et les vieux d’ici-ce-blog connaissent :

Le pari de » DeeJeePap75″ était de n’écrire que le présent du futur : pas de galeries minières dans les ardoises de la mémoire, grise mine au grisou.

Tout le monde disait que Papa buvait trop ( pour les curieux, voir un post de la saison SPO), réellement trop, dans le bistrot de la Mère Jeanne. Sous prétexte d’homme à tout faire, il faisait l’homme à tout boire. Le quartier, prêt à tout, le désignait un peu quand – vêtu en haillons de pré-cure, il ramassait les mégots pour sa pipe. A part ça, jamais n’aurait pour rien au monde tiré au revolver sur un jeune ami, à Bruxelles, où il n’avait d’ailleurs pas mis les pieds, bien qu’il eût- jadis- mis la main et pas qu’elle sur de jeunes amis.

Malgré tout ça, il mourut à quatre-vingt-trois ans, d’une sale broncho, en trois jours d’hôpital, premier passage en ces murs, si l’on excepte une pseudo-désintox version années Soixante. Il ne laissait même pas un manuscrit de poèmes. « Je Peux pas tout faire en matière de volumes » aurait-il protesté, s’il avait jamais parlé.

Moi, – et je dis je– moi DeeJeePap, ça me laisse une joyeuse idée positive du temps qui me reste, malgré les admirables quantités de pinard bues avec les amis jadis, ou les double whiskies enfilés naguère, parallèlement, livre en main, dans les deux cas pour amoindrir l’entrée dans le marbre noir de la nuit.

Et sans même compter, et encore moins conter ( qui le regretterait ?) les quasi-nuits intégrales parcourues avec des dames connues de moi, et pas de moi seul ( ainsi cavalèrent nos années 70-80)- et bien que l’échange avec les dames n’engageât pas l’avenir du foie ou du pancréas, le reste des organes tirant plutôt parti de l’usure ?

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Dans mes Après midi d’I’Phone, les quasi-nus de Mademoiselle A. n’étant plus d’actualité, je promène mon age, et l’esquisse de mon fantôme, dans les galeries, les musées, les fondations, les salons de thé, aussi les Instituts ( suédois) et les Maisons ( du Japon). Du passé créatif avec le maintenant de l’errance joyeuse, faire allance. Entasser ? Du tassé faisons fable rase. Dans la rue entre deux « expos », le tableau s’expose, entre autres à la concurrence du tag, ou d’une passante plus vive que le geste du peintre, Concurrence aussi d’une sculpture permanente au « Petit Palais » dont l’envol définitivement dénie à la couleur toute prétention à l’émotion. et à la sculpture toute prétention à la réalité du détail)

Parfois- et je m’en garde – le visiteur se déguise comme en reflet de l’expo , – alors que « La Visiteuse » est toujours sage, -comme si le serveur de « Les Rigoles » versait la café muni d’un masque de clown.

Ainsi, les après-midi d’I Phone réjoignent d’autres posts d’expositions anciennes (Saisons : SPO, ou : Ydit-Blog). Mais, depuis un an, le bavardage avec La Visiteuse (changeante comme l’heure de passer à autre chose ), ou simplement voir venir La Visiteuse pourrait devenir le prétexte à un habituel « parcours d’expo » visite- parfois regrettée. L’art, comme la vie, parfois échoue.

C’est la faute à Mademoiselle A., sans doute ? Mais qui lui ferait le reproche d’avoir, dans l’exposition, inscrit un nom sur la peau des tableaux : le nom de la présence ? . PRESENCE : le dernier mot qui vaille,taille, aille ?

Qu’il en soit ainsi, même lorsque 5 ans auront passé, en attendant le petit nombre à venir encore des  » Après-midi d’I phone » , viendront quelques séries d’instatanés : la brocante de Vincent, les mariés de Cucuron, le Violon de Michel, et on ne sait encore quoi ou qui d’autre.

-L’emmerdant, dit Mademoiselle A., c’est qu’avec un type comme vous, qui bouge toujours, les sujets de ce ce matin épuisent ceux d’hier.

Tout en lui recommandant de contenir son vocabulaire – sinon ses émotions-, DeeJeepap conclut :

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Didier JOUAULT pour : DeeJeePap-75 : Episode 45,vers l’effacement des échos tendres du temps. Fin, moins 7: Les après-midis d’I Phone, Je promène mon age. A suivre !

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